samedi 24 juillet 2010

aklsof invites you to follow #500 million sont sur facebook

akli sofiane has invited you to follow the label #500 million sont sur facebook

Copy the link below to start following this label:
www.wadja.com/sessions/landingpage.aspx?did=69605&fid=aklsof.sport@blogger.com&lid=66918&st=3

Thanks,
The Wadja Team

Copyright 2010 Wadja Media Limited.
Kreontos 12, Nicosia, Cyprus, 1077 | Unsubscribe

mardi 20 juillet 2010

Euro-2012: Varsovie aura un nouvel aéroport international

Varsovie se dotera pour l'Euro-2012 de football d'un nouvel aéroport qui sera aménagé sur l'ancien aéroport militaire de Modlin, à 40 kilomètres au nord de la capitale, a annoncé lundi le préfet de la région de Varsovie, Jacek Kozlowski.
Lundi, les autorités de la région ont attribué 276 hectares de terrains, sous forme de participation à la société chargée de l'investissement, estimé à quelque 100 millions euros. "Un dernier pas formel avant le lancement des travaux, prévu en août, a ainsi été accompli", a déclaré à l'AFP Piotr Okienczyc, PDG de la société Aéroport Warszawa-Modlin, chargée du projet. Une agence immobilière de l'armée polonaise a déjà cédé auparavant à cette société quelques 300 hectares sur lesquels a été constuite une piste d'atterrissage de 2,5 kilomètres de long, a-t-il précisé. La capitale polonaise dispose actuellement d'un seul aéroport international, Varsovie-Okecie Frédéric Chopin, d'une capacité annuelle de 11 millions de passagers. L'aéroport Warszawa-Modlin prévoit de desservir au départ environ 1,8 million de passagers par an. Il pourra accueillir des avions de type Boeing 737 ou Airbus 320, c'est à dire des vols en provenance d'aéroports européens. L'investissement est cofinancé par l'Union européenne à hauteur de 20 millions d'euros. La Pologne et l'Ukraine se sont vus confier conjointement par l'UEFA l'organisation du championnat européen de football en 2012. (LEE)

Un bus, un poulpe et des vuvuzelas

La Coupe du monde 2010 a tenu toutes ses promesses mais a aussi réservé quelques surprises.

Après Afrique du Sud 2010, Brésil 2014 (Reuters).
Après Afrique du Sud 2010, Brésil 2014 (Reuters).
La Coupe du monde 2010 s'est achevée dimanche par le sacre de l'Espagne aux dépens des Pays-Bas, après un mois de compétition. Si le spectacle n'a pas toujours été au rendez-vous, à l'image de la finale, la première épreuve organisée sur le sol africain a tenu toutes ses promesses. Retour sur les réussites mais aussi les échecs de ce dix-neuvième Mondial, ainsi que sur les principaux héros, heureux ou malheureux, de l'épreuve.

Les tops



Championne d'Europe en titre, l'Espagne est l'une, voir la seule équipe, à avoir confirmé son statut de favori en allant décrocher son premier titre mondial aux dépens des Pays-Bas (1-0 après prolongation), après avoir pourtant manqué son entrée dans la compétition en s'inclinant face à la Suisse (0-1). Reposant sur l'ossature du Barça, Puyol, Piqué, Busquets, Xavi, Iniesta, Pedro et Villa, la Furia Roja a fait preuve de qualités techniques largement supérieures à la moyenne, associées à une solidité et une efficacité sans faille. Des huitièmes à la finale, les hommes de Vicente Del Bosque ont remporté leurs quatre matches sur le même score : 1-0.

Autre grande nation européenne à avoir brillé au cours de l'épreuve, l'Allemagne. Le sélectionneur Joachim Löw a pu s'appuyer sur une nouvelle génération de joueurs, prometteurs et talentueux, pour terminer à la troisième place, comme en 2006. Après ses démonstrations face à l'Angleterre (4-1) et l'Argentine (4-0) en huitièmes et en quarts, la Mannschaft a eu la malchance de tomber sur le futur vainqueur espagnol en demies. Mais ce n'est que partie remise pour le meilleur jeune de l'épreuve Thomas Müller et ses coéquipiers.

Autres pays à avoir su tirer leur épingle du jeu, les Pays-Bas de Robben et Sneijder, redoutables d'efficacité, mais aussi d'autres moins attendus comme le Ghana, seul représentant africain en huitièmes et quarts de finale, ou l'Uruguay qui, dans le sillage de sa star Diego Forlan, élu meilleur joueur de la compétition, n'a échoué que dans le dernier carré.

Le pays organisateur, l'Afrique du Sud, a de son côté quitté la compétition dès la phase de poules, mais avec les honneurs. Les Sud-Africains peuvent aussi se satisfaire d'avoir parfaitement su relever le défi de l'organisation de cette première Coupe du monde sur le sol africain. Hormis quelques tribunes dégarnies lors de certains matches de poules et une grève de quelques jours des stadiers, les organisateurs ont réussi leur mission, notamment sur le plan des infrastructures et de la sécurité.

Les supporters locaux ont également répondu présents en créant une ambiance de fête sur et autour des stades. L'apparition de Nelson Mandela sur la pelouse du Soccer City Stadium de Johannesburg, juste avant la finale, restera comme l'une des images marquantes de cet événement planétaire. Très décriés au début du Mondial, les vuvuzelas, dont le bruit assourdissant a cassé les oreilles de nombreux spectateurs et téléspectateurs, ont finalement été adoptés. Ils resteront comme l'objet culte de ce Mondial et font désormais partie de la panoplie des supporters.

Regardez ce reportage sur le vuvuzela :



Autre grande star de cette dix-neuvième édition, Paul le poulpe, qui par ses pronostics jamais pris en défaut, a suscité l'intérêt du monde entier et bluffé plus d'un parieur.

Redécouvrez les images du pronostic de Paul le poulpe avant la finale:




Les flops



A l'inverse du poulpe devin, certains sont passés complètement à côté de leur Mondial. C'est notamment le cas des deux finalistes de 2006. Tenante du titre, l'Italie a été sortie dès le premier tour, sans avoir décroché la moindre victoire. Même constat désolant pour l'équipe de France, qui, minée par des problèmes internes, s'est même couverte de ridicule avec les insultes de Nicolas Anelka au sélectionneur Raymond Domenech et la grève de l'entraînement proclamée par les joueurs, à 48 heures de leur dernier match face à l'Afrique du Sud. L'image des Tricolores enfermés dans leur bus a fait le tour du monde.

Revivez les scènes de la mutinerie des Bleus à l'entraînement:



D'autres grandes nations ont également connu de belles déconvenues. Après une phase de poules bien maîtrisée, l'Argentine de Diego Maradona a pris l'eau face à l'Allemagne (0-4) en quarts de finale. Son ennemi juré, le Brésil, a connu pareil sort mais face aux Pays-Bas (1-2).

Des désillusions, certaines stars annoncées de cette Coupe du monde en ont également connues. Wayne Rooney (Angleterre), Cristiano Ronaldo (Portugal), Kaka (Brésil), Fabio Cannavaro (Italie), Franck Ribéry (France), Lionel Messi (Argentine) dans une moindre mesure, sont passés à côté.

Du coup, le spectacle n'a pas toujours été au rendez-vous. Avec 145 buts marqués en 64 matches (soit une moyenne de 2,27 buts par match), l'édition 2010 a été l'une des moins prolifiques en buts. C'est toutefois plus que le Mondial 90 (2,21 buts).

Pourtant, les gardiens de but ne se sont pas ménagés pour aider les attaquants, en commettant de nombreuses bourdes, comme l'Anglais Robert Green face aux Etats-Unis (1-1), ou l'Algérien Faouzi Chaouchi face à la Slovénie (0-1). Pour les portiers, le ballon officiel de l'épreuve concocté par Adidas, le Jabulani, dont les trajectoires ont été jugées totalement imprévisibles, est la principale raison de ses erreurs grossières.

(Re)découvrez l'arrêt manqué de Robert Green face aux Etats-Unis:



Outre les gardiens, les arbitres n'ont pas toujours été à la hauteur. Si l'Anglais Howard Webb a été critiqué pour son manque de sévérité à l'égard de certains joueurs néerlandais en finale, des erreurs beaucoup plus grossières ont été observées lors des tours précédents. Le milieu anglais Frank Lampard s'est vu refusé un but contre l'Argentine (1-4), alors que le ballon avait franchi entièrement la ligne. A l'inverse, le but de l'Argentin Carlos Tevez contre le Mexique (3-1) a été accordé, alors qu'il était clairement en position de hors-jeu (3-1). Des méprises grossières qui ont relancé le débat sur l'introduction de la vidéo dans le football et qui ne seront donc peut-être plus d'actualité lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil.

Algérie : En route pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil ?

L'Algérie doit encore grandir pour bousculer les autres nations.


Un nouveau sélectionneur ?
Rabah Saâdane, le sélectionneur qui a mené l'équipe d'Algérie à la coupe du monde 2010 pourrait bien céder sa place incessamment sous peu. En effet, José Perkerman, l'ancien sélectionneur de l'Argentine entre 2004 et 2006 serait pressenti pour le remplacer. Il confirme l'information sur la chaîne Al-Jazeera Sport : « Oui, l'Algérie m'a contacté et m'a proposé de prendre en charge la sélection nationale d'Algérie. Je vais réfléchir à la proposition ».


Une bonne cohésion
L'impression laissée par l'équipe d'Algérie à la Coupe du Monde 2010 est celle d'une équipe soudée, bien en place sur le terrain. En atteste le peu de buts encaissés (2 buts) durant la compétition. Raïs M'Bohli s'est révélé être un précieux dernier rempart alors que les défenseurs algériens ont confirmé qu'ils avaient le niveau international. Madjid Bougherra et Antar Yahia ont formé une base défensive solide.


Il manque un attaquant
Karim Ziani a du talent mais il n'est pas attaquant de pointe et c'est ce qu'il manque à l'Algérie : un buteur. Quelqu'un de décisif dans le dernier geste. Le jeune attaquant de l'OL, Ishak Belfodil (18 ans), est suivi par la fédération algérienne mais il est pour l'instant international français des - de 18 ans.


L'Algérie pour grandir encore un peu plus devra oser plus offensivement et dénicher la perle rare qui leur a tant fait défaut au Mondial 2010.

Van Gaal veut faire le Mondial 2014

Louis Van Gaal, entraineur tortionnaire, aura permis au Bayern de réaliser une énorme saison, avec un doublé coupe – championnat, et une finale de Ligue des Champions.

Mais son objectif principal est de se barrer pour trouver une équipe nationale à coacher pour pouvoir être à la Coupe du Monde 2014 : « Je veux à nouveau entrainer une équipe nationale. Je devrais vraiment quitter le Bayern maintenant, car c’est maintenant que les entraineurs d’équipes nationales sont recrutés. (…) Je ne resignerais ni en automne, ni en hiver. Je vais peut-être prolonger mon contrat ici, d’un an, jusqu’en 2012, puis prendre une équipe nationale après l’Euro ».

Les internationaux du monde entier commencent à flipper sévère.

Zahia : Ribéry et Benzema en garde à vue

*
*
* a a

4

*
*
*
*
*
*
*
*
*
*

Sont également entendus le beau-frère de Ribéry et l'agent de Benzema, selon Europe 1.

Une dizaine de jours après la fin de la Coupe du Monde de football, l'affaire "Zahia". refait surface. Depuis mardi matin, Franck Ribéry et Karim Benzema sont entendus par les policiers de la Brigade de répression du proxénétisme.

Les deux footballeurs français ont été placés en garde à vue, après avoir été convoqués sur commission rogatoire du juge Yves Dando qui enquête sur des faits présumés de proxénétisme ayant pour cadre un bar proche des Champs-Elysées, le Zaman Café.

Selon des informations obtenues par Europe 1, le beau-frère de Franck Ribéry est également entendu par les services de police pour recours à une prostitué mineur, ainsi que l'agent de Karim Benzema pour proxénétisme aggravé.
Une affaire de proxénétisme aggravé

Les deux internationaux ont été convoqués pour l'affaire "Zahia", une prostituée qui affirme voir eu, alors qu'elle était mineure, des relations tarifées avec plusieurs footballeurs français.

Le 19 avril dernier, M6 avait révélé que Franck Ribéry avait été entendu comme témoin dans cette affaire de proxénétisme. Puis, les noms de Sidney Govou et de Karim Benzema étaient apparus. Mais aucun des footballeurs français n’avait alors été mis en examen dans cette affaire.
Ils risquent 3 ans de prison

La star du Bayern Munich avait toutefois reconnu devant les enquêteurs avoir eu une relation avec elle et lui avoir payé un voyage et un séjour en Bavière. Karim Benzema, attaquant du Real Madrid, avait pour sa part affirmé le 3 mai ne pas se sentir "concerné" par cette affaire.

Le fait de solliciter des relations sexuelles avec une mineure prostituée est passible de 3 ans de prison et de 45.000 euros d'amende. Mais il revient à l'accusation de prouver que le client savait que la prostituée était mineure.

La jeune femme avait expliqué fin avril dans Paris-Match que les joueurs ignoraient qu'elle était mineure.

D’après Europe 1, Franck Ribery et Karim Benzema ne devraient pas sortir avant la fin de la journée.

dimanche 11 juillet 2010

ZAP+FOOT+-+Revivez+Uruguay+-+Allemagne

video_player_embed_code_text

L'Allemagne impose sa loi à l'Uruguay


L'Allemagne a pris la troisième place de la Coupe du monde de football en dominant l'Uruguay 3-2 au terme d'une "petite finale" à rebondissements, samedi au stade Nelson Mandela Bay de Port Elizabeth.

Les Allemands, qui montent sur la même marche du podium qu'en 2006, ont ouvert la marque par Thomas Müller à la 19e. Ils ont été rejoints au score, puis dépassés, sur deux réalisations d'Edinson Cavani (28e) et Diego Forlan (51e). Mais comme en 1970, quand l'Allemagne de l'Ouest avait battu l'Uruguay pour la troisième place, Marcell Jansen (56e) et Sami Khedira (82e) ont finalement offert la victoire à la Mannschaft.

"Ce n'est pas seulement grâce à l'équipe, mais grâce aux 23 joueurs du groupe que nous avons pu réaliser cette performance et conserver cette qualité (de jeu)", a déclaré Khedira. "On a pu voir la force de cette équipe quand on a été menés", a renchéri le sélectionneur Joachim Löw. "Je suis tellement content qu'ils aient renversé la tendance. On a encore été à la hauteur. On a toutes les raisons d'être satisfaits, aucune raison d'être déçus. On peut rentrer à la maison le coeur léger", a ajouté celui qui devrait prolonger son contrat à la tête de la Mannschaft.

Müller et Forlan ont profité de ce match pour rejoindre David Villa et Wesley Sneijder en tête du classement des buteurs. L'Espagnol et le Néerlandais auront toutefois l'occasion de reprendre leur bien lors de la finale du Mondial sud-africain, dimanche au Soccer City Stadium de Johannesburg (à 20 h 30 heure française).

Klose grippé

Pour cette "consolante" dont l'issue dépend généralement davantage de la motivation que de la qualité intrinsèque des équipes, les deux sélectionneurs ont procédé samedi à de nombreux changements, souhaités ou contraints. Côté uruguayen, Oscar Tabarez enregistre les retours attendus de l'attaquant Luis Suarez et du défenseur Jorge Fucile, suspendus contre les Pays-Bas en demi-finale, et du capitaine Diego Lugano, remis d'une entorse du genou. Joachim Löw, en revanche, doit se passer de plusieurs titulaires affaiblis par une épidémie de grippe : le capitaine Philipp Lahm et les attaquants Lukas Podolski et surtout Miroslav Klose, qui espérait rejoindre Ronaldo au panthéon des meilleurs buteurs de l'histoire de la Coupe du monde (15 pour le Brésilien, 14 pour l'Allemand).

Leur absence profite à Müller, suspendu contre l'Espagne en demie, à l'attaquant d'origine brésilienne Cacau et au jeune défenseur Dennis Aogo. La première occasion franche est allemande : sur un corner tiré par Mesut Özil, la tête du défenseur Arne Friedrich est renvoyée par la transversale (9e). Fernando Muslera a moins de réussite dix minutes plus tard : sur une frappe de 25 m de Bastian Schweinsteiger, le portier uruguayen ne peut que repousser le ballon, que Müller reprend tranquillement du plat du pied pour inscrire son cinquième but du Mondial (0-1, 19e).

L'ailier du Bayern Munich, 20 ans, en lice pour le trophée de meilleur jeune du Mondial, qui sera décerné dimanche par la Fifa, rejoint en tête du classement des buteurs le Néerlandais Wesley Sneijder et l'Espagnol David Villa. Mais comme face aux Pays-Bas (3-2), l'Uruguay montre sa capacité de réaction : Perez arrache le ballon des pieds de Schweinsteiger dans le rond central et, après un relais de Suarez, Edinson Cavani vient fusiller Hans-Jörg Butt, préféré à Manuel Neuer dans les cages allemandes (1-1, 28e). La mi-temps s'achève sous une pluie battante et avec une ouverture de Diego Forlan pour Suarez, qui manque le KO en croisant trop son tir.

Forlan sur la barre

L'Uruguay poursuit sur sa lancée à la reprise : Butt sort bien devant Cavani, mais sur un mouvement collectif conclu par un centre en retrait d'Egidio Arevalo, la volée acrobatique avec rebond de Forlan laisse le gardien de la Mannschaft sans réaction (2-1, 51e). Du même coup, le meneur de jeu uruguayen se hisse du lui aussi au sommet du classement des buteurs du Mondial et la Celeste croit à son premier podium mondial depuis son sacre en 1950.

Joie de courte durée pour les Sud-Américains : cinq minutes plus tard, Muslera rate sa sortie sur un centre anodin de Jerome Boateng et le latéral Marcell Jansen, monté aux avant-postes, place sa tête dans le but vide (2-2, 56e). Le ballon va dès lors d'un but à l'autre. Les occasions se multiplient, mais les deux équipes, qui donnent des signes de fatigue, manquent un peu de précision et de lucidité.

L'Allemagne se fait toutefois de plus en plus pressante, notamment après l'entrée de Stefan Kiessling à la place de Cacau, et après un corner mal repoussé, la reprise de la tête de Sami Khedira lobe Muslera (2-3, 82e). L'Uruguay a une dernière chance d'égaliser dans les arrêts de jeu, mais le coup franc de Forlan échoue sur la transversale alors que Butt semblait battu. "Ça s'est joué à un cheveu", a soupiré un Forlan épuisé à l'issue de la rencontre. "On a beaucoup mieux joué en seconde mi-temps, mais on a commis deux erreurs qui nous ont coûté le match. Je suis très fatigué mais maintenant, c'est terminé. On a le droit de se reposer." (Tangi Salaün pour le service français, édité par Henri-Pierre André)


vendredi 9 juillet 2010

La présidente soutient Maradona

Si Diego Maradona cherche du soutien, il l'a trouvé auprès de la présidente de l'Argentine, Cristina Kirchner. Profondément marqué par l'élimination de son équipe en quarts de finale du Mondial (0-4 contre l'Allemagne) et en pleine réflexion au sujet de son avenir, le sélectionneur de l'Albiceleste a reçu quelques mots de réconfort et une invitation au palais du gouvernement argentin. «Je l'ai appelé samedi après sa conférence de presse mais il ne pouvait pas me parler parce qu'il pleurait», a raconté la présidente. Comme la plupart de ses compatriotes, celle-ci s'est même montrée reconnaissante envers le technicien argentin «parce que personne ne nous a jamais donné autant de joie sur un terrain comme Diego Armando Maradona nous l'a donnée».

Le soutien de la présidente argentine suffira-t-il à redonner le moral à Diego Maradona ? Parviendra-t-elle à le convaincre de poursuivre sa tâche à la tête de l'Albiceleste ?

Ce soutien public de Cristina Kirchner a ravi la foule rassemblée à San Miguel qui, en choeur, lui a répondu par des cris de joie: «Olé, olé, olé, olé, Diegoooo, Diegooooooo!». «Sachez que cette présidente se montre plus proche (des gens) dans les moments difficiles que dans les bons. Et j'ai invité notre sélection à se rendre à la Maison Rose», a poursuivi la présidente, tout en révélant que les joueurs de l'Albiceleste avaient refusé son invitation, dimanche, affirmant ne pas mériter tant d'honneur après l'humiliation subie face à l'Allemagne. «Je crois qu'ils se trompent parce qu'ils le méritent tous et je vais les attendre. Oui, vive l'Argentine», leur a répondu Mme Kirchner en guise de conclusion à son discours.

Dimanche, à leur arrivée à Buenos Aires, Maradona et ses joueurs ont reçu un accueil très chaleureux de la part de milliers de supporters. Lundi, "El Diez" évoquait dans Cronica son possible retrait de la sélection. «J'ai donné tout ce que j'avais», avait-il confié, laissant grande ouverte la porte de sortie. "El Pibe de Oro" sait désormais que celle de la présidente de son pays lui est grande ouverte. (Avec AFP)

Rabah Saâdane continue avec les Fennecs

Une pour l'équipe nationale d'Algérie. Après la Coupe du Monde 2010, le sélectionneur Rabah Saâdane a confirmé son intention : "J'ai donné mon accord de principe pour continuer ma mission à la tête de la sélection nationale de football", a confié Saâdane à l'agence APS. De quoi continuer à structurer cette sélection algérienne qui avait montré de très bonnes choses en Afrique du Sud.

ALGER — Le sélectionneur de l'équipe algérienne de football Rabah Saâdane a donné "son accord de principe" pour continuer à entraîner les Verts, éliminés au premier tour du Mondial-2010, a-t-il indiqué jeudi à l'agence APS.

"J'ai donné mon accord de principe" au président de la Fédération algérienne de football (FAF) Mohamed Raouraoua" pour continuer ma mission à la tête de la sélection nationale de football", a déclaré Rabah Saâdane à l'APS.

Son contrat avec la FAF a pris fin après l'élimination des Algériens du Mondial-2010.

Rabah Saâdane a précisé qu'il allait discuter au retour de M. Raouraoua d'Afrique du Sud de toutes "les questions de fond liées au fonctionnement de l'EN (équipe nationale, ndlr), notamment celles ayant trait à l'organisation, la composante du staff, les objectifs et la durée du contrat", selon l'APS.

Les Algériens joueront un match amical le 11 août face au Gabon avant d'entamer les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2012) en septembre prochain contre la Tanzanie.

L'Algérie, pour sa 3e participation à une phase finale de Coupe du monde (après 1982 et 1986), a terminé dernière du groupe C après deux défaites (contre les Etats-Unis, 1-0, et la Slovénie, 1-0) et un match nul (contre l'Angleterre 0-0).

"Cette équipe mérite tous les encouragements et la confiance en vue des prochaines échéances", avait déclaré le 26 juin le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, lors du retour des Verts en Algérie.

De vives critiques avaient été adressées à Rabah Saâdane après cette élimination par une partie de la presse algérienne et des supporteurs des Verts, lui reprochant une tactique trop défensive au détriment d'une ligne d'attaque presque inexistante.

Mais nombre d'Algériens, bien que déçus, estimaient que les Verts avaient fait l'essentiel en participant à un Mondial pour la première fois depuis 1984.

jeudi 8 juillet 2010

Cette Allemagne qui ne gagne plus


Eliminée en demi-finale du Mondial par l'Espagne, l'Allemagne n'a plus rien gagné depuis l'Euro 1996. Si la jeune génération est très talentueuse, elle semble encore un peu tendre pour remporter une grande compétition internationale.



Deux demi-finales perdues d'affilée
«Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne». Cette déclaration de Gary Lineker a longtemps pris tout son sens tant la Mannschaft a souvent été le cauchemar de bien des équipes. La France, éliminée deux fois en demi-finale de Coupe du Monde, est la mieux placée pour en parler. Mais, depuis quelques années, la sélection allemande ne sait plus aller au bout. Toujours bien placée dans les grandes compétitions internationales, mais jamais gagnante, l'Allemagne a perdu ce qui faisait sa force : une confiance inébranlable. Sur les 5 derniers évènements majeurs, la Mannschaft a trébuché à 4 reprises sur les derniers obstacles. Finales perdues lors de la Coupe du Monde 2002 et de l'Euro 2008 et deux éliminations en demi-finales lors des Coupe du Monde 2006 et 2010. Un bilan qui en ferait saliver plus d'un mais pas la bande à Löw qui espérait tant : «Pour nous, c'est une énorme déception» a-t-il lancé, fataliste.

Il convient alors de se demander pourquoi cette Allemagne, si prometteuse dans le jeu, ne parvient plus à s'imposer. Ce n'est assurément pas une question de talent. La jeune génération des Müller, Ozil et Khedira a su retourner l'opinion publique. Car il faut bien l'avouer, la Mannschaft n'a jamais fait rêver les amateurs de beau jeu. Elle a toujours été redoutée et crainte, mais jamais admirée et encore moins aimée. En Europe, le football néerlandais ou français est celui qui a le plus souvent été cité en exemple. Mais après les démonstrations collectives face à l'Angleterre (4-1) et l'Argentine (4-0), l'Allemagne est soudain devenue une ambassadrice du jeu offensif. La meilleure attaque du tournoi (13 buts) a finalement perdu l'essentiel, le petit truc indispensable pour gagner une Coupe du Monde : l'expérience. Le groupe allemand, qui peine à atteindre les 25 ans de moyenne d'âge, a déploré au dernier moment le forfait de Michael Ballack. Qui sait ce que l'Allemagne aurait fait avec le joueur de Chelsea dans ses rangs…

L'avenir s'annonce radieux
«Cette génération a un bel avenir devant elle. Dommage que nous n'ayons pas été épargnés par les blessures. Maintenant, il faut continuer à travailler ensemble pour aller encore plus loin», a souligné Bastian Schweinsteiger. Car, c'est vrai, pour leur défense, les Allemands étaient privés pour cette demi-finale de leur meilleur joueur depuis le début de la compétition, Thomas Müller, suspendu pour avoir récolté contre l'Albiceleste un carton jaune suite à une main loin d'être volontaire. Si Joachim Löw est resté vague sur son avenir : «En ce qui concerne la question de l'entraîneur, on en discutera après le tournoi», a-t-il rappelé, celui de l'équipe allemande s'annonce tout de même des plus florissants. «Cette jeune équipe a emmagasiné beaucoup d'expérience, c'est important pour ces jeunes en vue des prochaines échéances», a souligné Miroslav Klose, le vétéran de cette équipe.

«On peut être très content du football pratiqué durant ce tournoi et en particulier de notre style de jeu», a renchéri Löw. Un style de jeu emprunt d'une touche anglaise, espagnole et italienne. «J'ai vu beaucoup de football international. Je me suis imprégné de tout ça et j'en ai emprunté beaucoup d'aspects», avait-t-il expliqué à deux jours de la demi-finale. Le jeu allemand est en fait un mix entre l'engagement à l'anglaise, la fluidité de passes à l'espagnole et la rigueur défensive italienne. Si Joachim Löw rappelle que «ce n'est pas facile pour un entraîneur, on a peu de temps avec l'équipe nationale», il met en exergue les ingrédients pour en arriver là : «La passion, la volonté, l'engagement sont les conditions de base pour survivre aujourd'hui dans le football international». Prochaine échéance pour le football allemand : se qualifier pour l'Euro 2012. La jeune génération aura quelque peu mûri. De quoi nourrir de sérieux espoir de voir la célèbre expression de Lineker revenir au goût du jour.

Espagne - Pays-Bas : une finale européenne pour le Mondial 2010


L'Espagne se prépare à vivre sa première finale de Coupe de monde. La dernière participation des Pays-Bas à ce niveau de la compétition remonte à 1978.


Dimanche soir, face aux Pays-Bas à Johannesburg, l'Espagne va disputer sa première finale de Coupe du monde grâce à sa victoire (1-0) sur l'Allemagne en demi-finale, mercredi 7 juillet à Durban.

Les deux pays se rencontreront pour la première fois dans une finale depuis leur match aux jeux Olympiques de 1920.

Les deux nations ne se sont jamais affrontées dans un Euro ou une Coupe du monde. L'unique fois où elles se sont croisées en compétition a été lors des qualifications à l'Euro-1984. En 1983, l'Espagne l'avait emporté chez elle (1-0) et les Pays-Bas chez eux (2-1).

Cette victoire espagnole est d'ailleurs la dernière en date face aux Oranje. Les trois dernières confrontations ont tourné en leur faveur: deux victoires et un nul en matches amicaux.

Sur les neuf dernières confrontations, le bilan est à l'équilibre: quatre victoires pour chaque équipe et un nul. La première opposition fut remportée par la Roja (3-1), en finale de consolante (équivalent de match pour la 3e place) des JO de 1920 (il n'y avait alors aucune limitation d'âge et l'on considérait les matches du tournoi olympique comme des sélections).

Le déclin de l'empire sud américain ?

L'Espagne qui a déjà remporté l'Euro 2008 se prend à rêver que le succès se prolonge et déjà, la liesse s'est emparée des rues des villes de la péninsule ibérique à l'annonce de cette première qualification en finale de Coupe du monde. Des fans enthousiastes ont déambulé enveloppés dans un drapeau rouge et or, en hurlant leur joie. "Yo soy Espanol ! (je suis espagnol)", entendait-on, de même que "Viva Espana !"

Les Pays-Bas, eux, retrouvent la finale après 32 ans d'absence. Après leur victoire sur l'Uruguay, (3-2), les Oranje s'offrent une troisième finale de Coupe du monde après celles de 1974 et 1978. Le sélectionneur des Pays-Bas, Bert van Marwijk, a dispensé ses joueurs d'entraînement mercredi et jeudi, préférant leur accorder deux jours de repos total avant la finale du Mondial-2010 dimanche à Johannesburg, a annoncé mercredi la Fédération néerlandaise de football (KNVB).

Samedi, la "petite finale" consacrera peut être une troisième équipe européenne puisque les Allemands affronteront l'Uruguay pour la troisième place samedi à Port Elizabeth. Assistera-t-on alors au déclin de l'empire sud-américain ?

(Nouvelobs.com)

mercredi 7 juillet 2010

Uruguay-Pays-Bas (2-3): les Oranje retrouvent la finale


Les Pays-Bas se sont imposés logiquement face à l'Uruguay en demi-finale du Mondial. Sneijder et Robben ont encore été décisifs.

Portés par leurs brillantes individualités, les Pays-Bas se sont qualifiés pour la troisième finale de Coupe du monde de leur histoire en battant l'Uruguay 3-2 au Green Point Stadium du Cap. Battus en finale par l'Allemagne de l'Ouest en 1974 et l'Argentine en 1978, les Oranje auront l'occasion de remporter leur premier sacre mondial, dimanche à Johannesburg, face au vainqueur de l'autre demi-finale opposant l'Espagne à l'Allemagne, mercredi à Durban.

Les Néerlandais se sont imposés grâce à des buts de leur capitaine Giovanni van Bronckhorst, auteur d'une frappe incroyable de 35 mètres, de leur meneur de jeu Wesley Sneijder, qui a inscrit son cinquième but du Mondial, et de leur feu follet Arjen Robben. Diego Forlan, autre grande star de cette Coupe du monde, avait égalisé pour l'Uruguay en fin de première période et Maximiliano Pereira a réduit le score dans les arrêts de jeu.

Au coup d'envoi, le sélectionneur uruguayen Oscar Tabarez a effectué quatre changements pour pallier les absences sur blessure ou suspension de plusieurs joueurs cadres, dont le capitaine Diego Lugano et l'attaquant Luis Suarez. Son homologue néerlandais Bert van Marwijk a procédé, lui, à trois changements. La Celeste, dont la dernière apparition en demi-finale d'un Mondial remonte à 1970, se jette dans la partie sans complexes mais ne se montre pas assez précise dans les 20 derniers mètres, Forlan et Edinson Cavani étant régulièrement pris au piège du hors-jeu.

Ce sont les Néerlandais qui se créent la première occasion franche. Sur un centre de Robben côté droit, Dirk Kuyt profite du dégagement hasardeux du gardien uruguayen Fernando Muslera mais sa volée du droit passe au-dessus (4e). La lumière vient finalement de Van Bronckhorst à la 18e minute. De 30 mètres sur la gauche, le capitaine des Oranje adresse un missile qui vient se loger dans la lucarne opposée de Muslera, trop court.

Forts de cet avantage, les Néerlandais contrôlent la partie en profitant de la densité physique et technique de leur milieu de terrain, où Mark van Bommel fait bonne garde et où les "stars" Sneijder, Kuyt et Robben ne rechignent pas à défendre. Privée de son "héros" Luis Suarez, expulsé en quart contre le Ghana pour une main salvatrice sur sa ligne de but, la Celeste peine à trouver de la profondeur dans son jeu.

La première frappe cadrée des Uruguayens n'intervient qu'à la 36e minute mais le tir lointain d'Alvaro Pereira n'est pas suffisamment puissant pour inquiéter Maarten Stekelenburg. Impeccable face au Brésil, le géant batave commet une erreur cinq minutes plus tard sur une frappe lointaine et flottante de Forlan, qui trouve le chemin des filets pour inscrire son quatrième but de la compétition et remettre les deux équipes à égalité avant la pause (41e).

A la mi-temps, Van Marwijk décide de donner un visage plus offensif à son équipe en remplaçant Demy de Zeeuw par Rafael van der Vaart mais les Uruguayens, mis en confiance par leur égalisation, maintiennent leur domination. Sur un ballon en profondeur anodin, Stekelenburg s'aventure loin de son but et se fait subtiliser le ballon par Cavani. L'attaquant transmet à Pereira dont la frappe instantanée du gauche est repoussée devant sa ligne par Van Bronckhorst.

Les Pays-Bas remettent le pied sur le ballon mais leur 4-2-3-1 se heurte sans cesse au solide bloc défensif uruguayen, intraitable dans les couloirs de Robben et Kuyt. A la 67e minute, l'inévitable Forlan se met encore en évidence sur un coup franc bien détourné par Stekelenburg. La rencontre s'anime à nouveau et, sur un excellent travail de Van Persie, la frappe de Van der Vaart est repoussée par Muslera dans les pieds de Robben, qui tire au-dessus (68e).

En cinq minutes, les Néerlandais vont alors tuer la rencontre. Sneijder est d'abord à la conclusion d'un mouvement collectif: sa frappe à l'entrée de la surface est déviée par un défenseur uruguayen et trompe le portier de la Celeste (70e). Celui-ci ne peut rien non plus trois minutes plus tard sur une tête parfaite de Robben à la réception d'un centre de Kuyt.

Dans les dernières minutes, les Uruguayens poussent et s'exposent aux contres fulgurants des Néerlandais qui ratent à plusieurs reprises la balle du 4-1. Ils auraient pu s'en mordre les doigts car Pereira réduit le score d'une frappe du gauche enroulée dans les arrêts de jeu. La Celeste se jette à l'abordage dans les dernières secondes, en vain.



Uruguay-Pays Bas. De lointains héritiers

Au Cap, ville fondée par leurs lointains ancêtres au 17esiècle, les Pays-Bas se sont qualifiés hier pour leur troisième finale de Coupe du monde, plus de trois décennies après les deux premières. Mais pas tout à fait en jouant le même football.


LE CAP. De notre envoyé spécial. Le Cap, dernière terre d'Afrique avant l'immensité salée. Ici tout commence et tout finit. L'Uruguay y avait entamé la plus belle Coupe du monde de son histoire moderne à sa façon: en ne lâchant rien contre une France qui ressemblait encore à une équipe (0-0).

Excédent de bagages

La «Céleste» s'y est abîmée hier dans la douceur relative d'une nuit d'hiver, vaincue par ses limites objectives et rattrapée par le passif qu'elle traînait dans ses bagages au bout d'un parcours déjà bien long pour elle : privée de Suarez, elle n'a pas pu, malgré le «coup de main» que lui a donné le gardien hollandais Stekelenburg, peser suffisamment offensivement pour résister à la pression Oranje. Mais elle a fait preuve de tellement de vaillance jusqu'à la dernière seconde de cette demi-finale qu'elle encore magnifié son parcours. On ne poussera cependant pas l'hommage jusqu'à la regretter tant son approche du football ressemble à celle qui avait permis à la Grèce de «ramasser» un Portugal autrement joueur en finale de l'Euro 2004. Et puis Le Cap ne pouvait pas ne pas laisser passer les Oranje, tant l'histoire de cette ville et de ce pays est indéfectiblement liée aux colons hollandais qui s'y sont installés au milieu du 17esiècle.

Ils sont un peu chez eux

Leurs descendants parlent aujourd'hui l'afrikaans, une des onze langues officielles du pays. Mais c'est à coups de vuvuzelas, un langage d'une musicalité encore plus grinçante, qu'ils ont commencé à fêter l'événement au Green Point Stadium. Dans les bars de la ville, la fête dure peut-être encore. Il y a du football total dans l'équipe de Bert Van Marwijk. Mais pas grand-chose à voir avec LE football total, beaucoup plus tourné vers l'attaque, inventé dans les années 1970 par Rinus Michels, l'entraîneur de l'Ajax d'Amsterdam. Grâce à cette marque collective et le génie d'un certain Johan Cruyff, les Pays-Bas avaient brillé jusqu'en finale de la Coupe du monde 1974 avant d'y retourner quatre ans plus tard pour le même résultat: une défaite contre le pays organisateur. Même si la finale se déroule très au nord du Cap, à Johannesburg, les Pays-Bas seront un peu chez eux cette fois.

lundi 5 juillet 2010

Lugano incertain pour la demie

Le défenseur et capitaine de l'Uruguay Diego Lugano, qui souffre d'une entorse au genou droit, est incertain pour la demi-finale, mardi (20h30), contre les Pays-Bas. «Ce matin, j'ai pu courir, en ligne droite seulement mais sans douleur. Quatre jours d'un match à l'autre, c'est un délai très court et ce sera très compliqué», a-t-il expliqué. Le joueur de Fenerbahçe avait dû sortir en cours de match lors de la victoire de la Celeste aux tirs aux buts face au Ghana. «L'évolution peut être favorable et on va voir au dernier moment ce qui se passe. Il faut être honnête avec le groupe, dans un moment si spécial, il faut être à 1000%. Il faut faire l'impossible pour y être mais aussi être bien au niveau physique», a-t-il ajouté.

Lugano est par ailleurs revenu sur la demi-finale de mardi face aux Pays-Bas et a estimé qu'«il y aura sans doute beaucoup de tension, de nervosité. On est des équipes avec des caractéristiques différentes, mais si on est arrivé jusqu'ici c'est qu'il y a des qualités suffisantes». (Avec AFP)

Ghana : Black Stars, des champions d`Afrique en puissance

Le Ghana est tombé, en quart de finale de la Coupe du monde 2010, vendredi face à l'Uruguay (1-1, tirs aux buts 2-4). Jusqu'au bout de ce match, les Black Stars ont tenté de réaliser le grand rêve africain.

Un tueur pour en finir avec la Celeste

Vendredi soir, au Soccer City de Johannesburg, au cours du quart de finale contre l'Uruguay, les Black Stars du Ghana face à l'Uruguay, se sont créé des occasions de but qu'ils n'ont pas su concrétiser. Il a manqué à la formation africaine, le tueur, qui fait souvent la différence dans ce genre de match. Pourtant, ils avaient réussi à ouvrir le score grâce à Sulley Muntari, dans le temps additionnel de la première mi-temps ce qui n'était pas évident face à la Celeste qui n'avait jamais été menée au score dans cette épreuve. Même Asamoah Gyan, le tireur vedette des penalties des Black Stars, a raté celui obtenu à la 120è minute de jeu. Si l'attaquant rennais avait réussi ce penalty-là, le Ghana et l'Afrique seraient en demi-finale pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde. Et on n'oubliera pas cette séance des tirs aux buts, au cours de laquelle, John Mensah et Dominic Adiyiah ont tremblé.

Gyan était trop seul devant

Asamoah Gyan était trop esseulé devant. Mais le Ghana a toujours évolué avec une seule pointe offensive. Et Gyan était la pointe du 4-5-1 présenté par Milovan Rajevac. Il lui aurait fallu un soutien pour titiller davantage la défense de la Celeste qui a montré des signes de fébrilité à chaque fois que les jeunes venus d'Accra jouaient au sol et utilisaient toute la largeur du terrain. Au fil des minutes, Gyan n'arrivait plus à conserver le ballon pour permettre au bloc équipe de se placer un peu haut. Il n'arrivait pas à se défaire du marquage de Victorino et de Lugano. Et au fil du temps, Kevin-Prince Boateng n'arrivait plus également à donner l'impulsion au jeu. Il était devenu invisible car étranglé par la fatigue. Il faut dire que le Ghana venait d'aligner deux fois 120 minutes de jeu, après son match des 8e de finale contre les USA, battus 2-1.

Moralité

L'équipe du Ghana a quitté la compétition en tombant les armes à la main. Elle fait honneur au continent. C'est ce qu'on appelle une participation honorable. Car ce n'est qu'au sortir d'une séance de tirs aux buts (4-2), qu'elle a été écartée de la Coupe du monde 2010, vendredi soir, au Soccer City, acquis à sa cause. Ce qui est sûr, si le Ghana arrive à conserver cet effectif et son entraîneur, il pourrait gagner la Coupe d'Afrique des nations, dans les années à venir. Le vice-champion d'Afrique est un champion d'Afrique en puissance.

Choilio Diomandé, envoyé spécial à Johannesburg

Allemagne et Espagne se retrouvent

Elles se sont croisées en finale du dernier Euro et vont maintenant lutter pour une place en finale de la Coupe du monde. Si l'Allemagne a forgé son succès face à l'Argentine grâce à un collectif bien huilé, l'Espagne a eu besoin de 83 minutes pour venir à bout du Paraguay.

Après avoir impressionné au premier tour et face à l'Angleterre, les Allemands ont frappé très fort face aux hommes de Diego Maradona (4-0). Et très tôt aussi avec une tête victorieuse de Thomas Müller dès la troisième minute.

À l'image de ce premier duel, les Allemands ont dominé dans toutes les facettes du jeu. Après une ouverture si hâtive, l'important a été de museler Lionel Messi et de mater la possible rébellion des Albicelestes.

Bastian Schweinsteiger s'est chargé du meneur argentin, avec le soutien de Sami Khedira. Étouffé et isolé, Messi a souvent reculé pour aller chercher lui-même le ballon. Sans grand succès. Pas plus d'ailleurs que ses coups francs qu'il a expédiés dans le mur allemand ou dans les nuages.

Face au bloc allemand sans faille, les Argentins n'ont eu que des exploits individuels à offrir. Ils ne sont jamais venus face à un groupe solidaire et travailleur à l'image de Lukas Podolski et Thomas Müller qui se sont souvent retrouvés cinq mètres devant leur défense.

Voilà le genre de choses que l'on n'a pas vu chez les Argentins avec une équipe coupée en deux. Dans ces conditions, le deuxième but n'a été qu'une question de temps. Il est venu d'une passe lumineuse de Müller, d'un bon centre de Podolski et d'une conclusion de Miroslav Klose.

Pendant ce récital germanique, le défenseur central argentin Martin Demichelis était au petit trot, à l'extérieur de la surface. Inutile de chercher plus loin une image pour résumer ce match conclu par deux autres buts de Klose et Friedrich.

L'Espagne de justesse

Au chapitre du collectif, l'Espagne est une référence mondiale. Sauf qu'elle a du mal à l'exhiber depuis quelque temps et le match face au Paraguay n'a pas fait exception. Pressée très haut par une équipe bien organisée, elle a mis une bonne vingtaine minutes avant de poser son jeu.

Mais il lui a encore manqué la rapidité et la cohésion qui a fait sa force lors du dernier Euro. Dario Veron a bien surveillé David Villa en première demie alors que Fernando Torres a de nouveau été transparent. Même Xavi et Andres Iniesta ont eu de la difficulté à peser comme d'habitude.

Le Paraguay a eu deux très bonnes occasions d'ouvrir le score. D'abord sur un long ballon en direction de Nelson Haedo Valdez. Le buteur de Dortmund a déjoué Iker Casillas mais une position de hors-jeu a été signalée. C'est ensuite Oscar Cardozo qui a raté le coche sur un pénalty stoppé par «San Iker».

Après un pénalty espagnol raté par Xabi Alonso, le match a repris son cours. Sans Torres, cependant, qui a été remplacé par Cesc Fabregas. Villa est alors passé dans l'axe alors qu'Iniesta a brillamment pris sa place sur le côté gauche. À la 83e minute, la percée plein axe de ce dernier a débouché sur un tir de Pedro sur le poteau puis sur un retour gagnant de Villa.

L'ancien Valencien a de nouveau sauvé l'Espagne. Il a été secondé par Casillas qui a gardé sa cage inviolée en bloquant Roque Santa Cruz et Lucas Barrios dans les dernières secondes.

Argentine-Allemagne : Un match au sommet

À quelques heures du coup d’envoi d’Argentine-Allemagne, quart de finale de la Coupe du Monde, la pression monte dans les deux camps. Cette confrontation qui peut être considérée comme une finale avant l’heure, entre deux anciens vainqueurs du Trophée Jules Rimet, va-t-elle être un festival offensif? Lequel des deux entraîneurs va l’emporter?
deux entraîneurs va l’emporter?

Présentation du match

Samedi 3 juillet, à 16 heures, dans le stade de Cape Town, sera donné le coup d’envoi du cinquante-neuvième match de la Coupe Du Monde. La rencontre opposera l’Argentine àl’Allemagne. Ce match constituera le 19ème affrontement de leur histoire, en pleine 19ème Coupe du Monde. Un signe du destin? En tout cas, nous attendons un match de très haute intensité entre deux grands favoris au Trophée Jules Rimet. En 1986, l’Argentine devenait pour la deuxième fois de son histoire championne du monde face à la RFA sur le score de 3-2. Quatre ans plus tard, l’Allemagne prenait sa revanche et gagnait face à l’Argentine son troisième titre, en Italie, sur le score de 1-0. Lors de leur quatre dernières rencontres, depuis 2005, trois scores de parité ont eu lieu, dont un match nul à un but partout, en quart de finale de Coupe du Monde 2006. L’Argentine gagna cependant leur dernier face à face en mars 2010, lors d’un match amical sur le petit score de 1-0.

Les différents parcours

Parcours de l’Argentine

Bien qu’ayant eu un parcours plutôt difficile lors des éliminatoires de la Coupe du Monde, en finissant quatrième de la zone CONMEBOL (Confédération sud-américaine de football), l’équipe d’Argentine a retrouvé de sa superbe depuis le début de la phase finale. En effet, elle a fini première du groupe B, composé de la Corée du Sud, de la Grèce et du Nigeria. L’Albiceleste d’Argentine a marqué sept buts et n’en a encaissé qu’un contre la Corée du Sud. L’équipe a gagné ses 3 matchs en totalisant le maximum de points. En quart de finale, l’Argentine a rencontré le Mexique, et a gagné ce match sur le score de 3-1. Cette rencontre restera dans les mémoires, car l’arbitre du match, Monsieur Rosetti, valida un but hors-jeu pour l’Argentine, ne voulant pas remettre en cause le jugement de son arbitre assistant, et changea ainsi le cours du huitième de finale, bien qu’une nette supériorité de l’équipe d’Argentine ait été ressentie dès les premières minutes de jeu.

Parcours de l’Allemagne

L’Allemagne est arrivée très confiante lors de cette Coupe du Monde. Et pour cause, cette équipe a eu un parcours presque parfait lors des éliminatoires de la Coupe du Monde, dans un Groupe 4 où seule la Russie pouvait l’inquiéter. L’équipe d’Allemagne a donc fini avec 8 victoires et 2 matchs nuls. En revanche, après avoir battu très facilement l’Australie sur le score de 4-0, lors de son premier match de la phase finale, l’équipe d’Allemagne a eu plus de mal face à la Serbie, contre laquelle elle s’est inclinée 1-0, suite à l’expulsion de Miroslav Klose à la 37ème minute. Elle gagnera cependant le dernier match, décisif, face au Ghana 1-0, qui la propulsera en quart de finale. L’Allemagne retrouve en quart de finale l’Angleterre, pour la revanche de 1966, où l’Angleterre l’avait emporté grâce notamment à un but de Hurst dont la validité n’a jamais été démontrée. Coup du sort ou simple coïncidence, l’Angleterre perdit en 2010 4-1, non sans avoir marqué un but valide, refusé par l’arbitre. Le score aurait été de 2-2, et aurait relancé le match. L’Allemagne retrouvera en quart l’Argentine pour un match très attendu.

Un match de duels

Duel de buteurs

Les équipes d’Argentine et d’Allemagne ont des statistiques offensives impressionnantes, ayant respectivement marqué 10 et 9 buts lors de leurs quatre premiers matchs de la phase finale de la Coupe du Monde 2010. Ces nombreux buts peuvent nous faire espérer un festival offensif lors de ce quart de finale. Du côté argentin, Gonzalo Higuaín, le joueur madrilène est pour le moment en tête du classement des buteurs avec 4 réalisations. Carlos Tévez a inscrit un magnifique doublé lors du match contre le Mexique. Lionel Messi, quant à lui n’a pas encore marqué, mais a fait cependant de très bons matchs, effectuant une passe décisive à Carlos Tévez notamment. Léo peut se réveiller à tout moment lors d’un match et faire basculer la rencontre. Cette attaque ainsi qu’un banc bien fourni (Diego Milito, Sergio Agüero) peut faire envier de nombreuses sélections.
Du côté allemand, Miroslav Klose, auteur de 12 buts en phase finale de la Coupe du Monde, vient d’égaler le roi Pelé. Cet attaquant de pointe peut marquer en permanence, et l’a démontré à deux reprises lors de cette phase finale. L’Allemagne possède aussi Mesut Özil, Lukas Podolski, ainsi que le jeune Thomas Müller qui ont tous les trois prouvé leur grande importance dans le dispositif offensif allemand. L’attaque sera-t-elle la clé de ce match?

Duel de sélectionneurs

Comment parler de ces deux équipes, sans parler de leur sélectionneur, Diego Armando Maradona, pour l’Albiceleste, et Joachim Löw pour la Nationalmannschaft?

Le premier d’entre eux n’a que très peu entraîné avant de prendre les reines de la sélection, il n’a entraîné que 2 ans, et plus depuis 1995. El Pibe de Oro prend fonction en octobre 2008 lors d’un match gagné 1-0 contre l’Écosse. Bien que rencontrant ses premières contre performances dès le début, avec notamment une défaite 6-1 contre la Bolivie, Maradona reste le sélectionneur de l’équipe d’Argentine, grâce à son statut de Dieu vivant. Les résultats viendront par la suite, avec un peu plus d’expérience.
Joachim Löw entraîne depuis 1996, sans discontinuité, et a pris la tête de l’équipe d’Allemagne à la suite de la Coupe du Monde 2006, pour remplacer Jürgen Klinsmann qui avait atteint la demie-finale dans son pays. Pour sa première grande compétition, l’Euro 2008, il emmènera la sélection en finale, seulement battue par l’Espagne.

Diego Maradona: "Mon cycle est terminé. J'ai donné tout ce que j'avais"



"Mon cycle est terminé. J'ai donné tout ce que j'avais", a expliqué Maradona sur la chaine argentine Cronica TV, deux jours après l'élimination de son équipe. La fédération argentine (AFA) n'a pas communiqué sur le sujet et n'a pas encore reçu la démission formelle du Pibe de Oro qui était sous contrat jusqu'en 2011.

Celui-ci, nommé sélectionneur à l'automne 2008, manquera dans un an la Copa America, qui aura lieu sur le sol argentin. "Je souhaite désormais profiter de ma famille", a-t-il aussi lâché. Cette Coupe du monde, marquée par l'humiliation subie face à l'Allemagne (0-4) aura été un véritable échec pour l'ancienne gloire du football.

Très attendu par tous les observateurs avant la compétition, Diego aura plus impressionné par ses gesticulations sur le banc que par son coaching et ses choix tactiques. Sa démission officielle devrait être effective très prochainement.

Allemagne-Argentine 4-0 :La démonstration allemande

Si la Nationalmannschaft voulait donner un signal fort quant à sa volonté de s’accaparer le trophée de cette Coupe du monde africaine, elle l’a bien réussi. En dynamitant en quarts de finale l’Argentine (4-0), l’Allemagne a très clairement affiché son intention d’accrocher une quatrième étoile à son maillot. Samedi dernier à Nelson Mandela Bay de Port Elizabeth, l’opposition tant attendue entre les deux quarts de finaliste de l’édition précédente a tourné à la démonstration des poulains de Joachim Löw. Lionel Messi et ses coéquipiers ont été littéralement ravagés par une solide formation allemande qui n’a laissé la place à aucun doute. Dès la troisième minute, la formation de Joaquim Löw prenait les commandes de cette rencontre. Sur un coup franc de Podolski, Thomas Müller catapulte le cuir dans les filets albiceleste. Cueillis à froid, l’Argentine de Diego Maradona tente de réagir. Mais ses individualités ne peuvent surprendre le solide collectif que constituent Philip Lahm et ses équipiers. Sous les yeux de leur chancelière, Angela Merkel, les Allemands sont irrésistibles. Certainement animés par la tension qui a entouré leurs dernières oppositions en Coupe du monde. D’abord en 1990 et très récemment en Allemagne 2006 où la victoire des Allemands aux tirs au but avait fait suite à des bagarres. Mais cette fois, la Mannschaft voulait une victoire nette et sans bavure. Et ses joueurs l’ont clairement affirmé avant le coup d’envoi. Et le résultat n’a pas tardé. Après cette première réalisation, l’Allemagne devient maître du jeu. L’Argentine, cueillie à froid, essaie de réagir. Mais très vite, on se rend compte que les critiques à l’encontre de la sélection de Diego Maradona étaient fondées. En lieu et place d’un vrai projet de jeu, c’était une constellation d’individualités qui avançaient grâce au talent de certains joueurs d’exception comme Messi ou un buteur providentiel comme Higuain. Opposée pour la première fois à un bloc solide, l’Argentine a volé en éclats sous les yeux d’un Maradona coupable et sans voix. La seconde période est plutôt cruelle. Au moment où l’Argentine pense sortir la tête de l’eau pour tenter de revenir au score, les Allemands appuient sur l’accélérateur. Miroslav Klose, qui avait promis faire mal aux Sud-américains, entre en action. Il frappe par deux fois (68', 89') et l’Argentine est à terre. Et comme si cela ne suffise pas, Ane Friedrich ajoute un quatrième but (74'). Maradona et son équipe touchent le fond et l’humiliation est à son comble. Comme en 2006, l’Argentine quitte le Mondial au stade des quarts par la volonté d’une Allemagne devenue sa bête noire.

dimanche 4 juillet 2010

Regarde mon profil Facebook

facebook
Akli Sofiane a :
207 amis
7 photos
1 article
9 publications sur le mur
51 groupes
Regarde mon profil Facebook
J'ai créé mon profil Facebook sur lequel je peux publier mes photos, mes vidéos et des évènements. Je souhaite vous ajouter à mes amis pour que vous puissiez y accéder. Pour cela, vous devez d'abord vous inscrire à Facebook ! Vous pourrez ensuite créer votre propre profil.
Merci,
Akli
Pour vous inscrire à Facebook, suivez le lien ci-dessous :
Vous avez déjà un compte ? Ajoutez cette adresse électronique à votre compte.
Akli Sofiane a invité aklsof.sport@blogger.com à rejoindre Facebook. Si vous ne souhaitez plus recevoir ce genre de messages de la part de Facebook, cliquez ici pour annuler votre abonnement.
Facebook, Inc. P.O. Box 10005, Palo Alto, CA 94303

samedi 3 juillet 2010

Le Ghana inconsolable

Seule équipe africaine à avoir réussi à s'extirper des phases de poule de la Coupe du monde 2010, le Ghana a terminé son parcours en Afrique du Sud au stade des quarts de finale, comme le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002. Les Black Stars ont longtemps cru réussir à franchir cette barrière symbolique pour le football africain, mais ils ont finalement dû s'incliner vendredi face à l'Uruguay, à l'issue d'une terrible séance de tirs au but.

Sans être particulièrement brillants, mais accrocheurs et déterminés, à l'image de leur parcours dans ce Mondial, les Ghanéens avaient une nouvelle fois réussi à faire jeu égal avec leurs adversaires. Si Diego Forlan avait répondu d'un splendide coup franc (55e) à l'ouverture du score de Muntari, auteur d'un missile de 35 mètres (45e), jusqu'au bout les hommes de Milovan Rajevac ont eu l'occasion d'inscrire ce deuxième but tant attendu par tout le Soccer City Stadium de Johannesburg, mais aussi par tout un continent, à fond derrière son dernier représentant. La délivrance devait avoir lieu à la toute dernière minute, lorsqu'Adiyah reprenait victorieusement de la tête un coup franc mal dégagé par la défense uruguayenne, mais sauvé de la main et sur sa ligne par l'attaquant Luis Suarez, logiquement exclu (120e).

Rajevac: "Fiers de ce que nous avons accompli"

Impeccable tout au long de la rencontre et déjà auteur de trois buts dont deux sur penalty dans la compétition, Asamoah Gyan s'élançait alors pour tirer le penalty décisif, mais l'attaquant rennais dosait mal sa frappe qui s'échouait sur la transversale avant de fuir le but. Effondré, ce dernier prenait tout de même le risque de retenter sa chance quelques instants plus tôt lors de la séance de tirs au but et expédiait son tir dans la lucarne. Malheureusement pour le Ghana, Mensah et Adiyiah butaient sur le gardien Muslera, qui envoyait les siens en demi-finale défier les Pays-Bas.

En larmes, comme beaucoup de ses compatriotes dans les rues d'Accra à l'issue du match, Gyan assumait sa part de responsabilité dans ce cruel dénouement. "C'est l'une des nombreuses opportunités que nous avons eues de remporter le match. C'est très dur, mais je suis le tireur de l'équipe et je devais le frapper". Tout aussi fataliste, le sélectionneur d'origine serbe Milovan Rajevac, qui avait peine à contenir son émotion en conférence de presse d'après-match, répétant à plusieurs reprises "c'est le football", ne manquait toutefois pas de rendre hommage à ses joueurs: "Nous ne méritions pas de perdre de cette manière. C'est difficile mais nous sommes fiers de ce que nous avons accompli. C'est la faute à pas de chance, c'est tout ce que je peux dire." Malgré la désillusion, les Black Stars pourront au moins se satisfaire d'être entrés dans l'histoire de la Coupe du monde, qui retient aussi bien les victoires que les plus belles défaites.

Le Brésil éliminé

Eliminé vendredi par les Pays-Bas, le Brésil va tourner la page Dunga sans grand regret. Pour lui succéder, Leonardo et Luiz Felipe Scolari sont favoris. La mission du prochain sélectionneur : gagner à la maison en 2014.



Il est rentré à l'hôtel et a reçu l'ovation de ses joueurs, droits comme des « i ». Les 23 Brésiliens ont longuement applaudit leur sélectionneur, sur le départ. Dans le même temps, de l'autre côté de l'Océan Atlantique, Carlos Dunga était hué par tout le peuple brésilien. Lorsqu'il gagnait, l'ancien milieu de terrain défensif était détesté. Alors après l'élimination face aux Pays-Bas, vendredi, imaginez sa côte de popularité… Seul Felipe Melo, buteur contre son camp et exclu lors du quart de finale peut « s'enorgueillir » de disposer d'une cote d'amour identique ou presque en entrant au panthéon des joueurs les plus détestés de l'état sud-américain… Le Brésil est donc tombé en quart de finale et tout le monde recherche le coupable idéal. Dunga, trop défensif est évidemment le plus visé, mais après sa démission, il fait partie du passé. Or seul l'avenir intéresse les Brésiliens.

Dans ceux qui survivront à Dunga et à 2010, restent notamment Felipe Melo, le malheureux du jour, à qui Ronaldo (le vrai) a conseillé de ne pas rentrer au pays pour les vacances, et Kaka, l'étoile aux abonnés absents. Le joueur du Real Madrid n'a jamais vraiment pu porter son équipe vers l'avant et donner un peu de classe à une formation défensive, nerveuse et agressive qui a perdu les pédales face aux Néerlandais vendredi en seconde période. Mais vendredi, le groupe de Dunga n'a pas semblé exploser : chacun des joueurs choisis savaient que le technicien en place avait procédé à des choix importants, recalé certaines stars comme Ronaldinho pour que le groupe soit uni et solidaire. Le groupe est donc resté compact vendredi soir : il y a eu ces applaudissements à l'adresse de Dunga, les excuses de Felipe Melo, la détresse de Julio Cesar parlant d'un « groupe d'amis, de frères… » Des images fortes.

Mais ce groupe a bel et bien perdu comme en 2006 en quarts de finale et le Brésil doit se réinventer car les « torcidas » n'en ont que faire de ce groupe « uni » et « heureux » ensemble. Ce que les fans brésiliens veulent « seulement », c'est la victoire et du beau jeu. Avec la perspective de préparer son Mondial 2014 à la maison, le pays de Lula va opérer prochainement des choix sportifs particulièrement importants. Le nouveau sélectionneur devra apporter un nouvel élan sportif, susciter l'adhésion d'un peuple Jaune et Vert qui ne rêve que du titre en 2014. Il devra faire cohabiter les stars venues de tous horizons, de toutes cultures. Un chantier énorme se présentera devant Leonardo ou plus sûrement devant Luiz Felipe Scolari, les deux favoris pour la succession de Dunga. Pour l'homme qui sera choisi, il ne fait aucun doute que la pression durant les quatre années qui viennent sera immense jusqu'à la finale du Mondial brésilien, car tout un pays rêve d'effacer les stigmates de la finale perdue en 1950 à la maison devant l'Uruguay. Pour le Brésil, la Coupe du Monde 2014 a déjà commencé.